Comment je suis devenu un enfant du Renouveau

Photo officielle du Roi Lion

J’ai mal aux pieds.

Hier, le Roi Lion a débarqué pour un « court séjour professionnel » dans son pays d’origine. Comme d’habitude, ses cerbères ont bloqué les routes, dont l’axe primordial de la Poste centrale, paralysant pendant de longues heures la circulation dans Yaoundé-Ongola. Je ne comprendrai jamais cette attitude. Quel en est exactement le but ? Donner l’illusion au Roi de rouler sur une autoroute en vidant artificiellement les rues ? Exigence sécuritaire ? De quoi aurait peur notre roi ? Nous l’aimons, il le sait et ça fait trente ans que ça dure.

Un ami me demandait dernièrement pourquoi nous autres camerounais avons cette manie de nous plaindre des choses sans jamais nous investir pour les changer. Je lui ai répondu:  mon ami, bouffe ton poulet et laisse les choses qui te dépassent (il est des gens comme ça qui vous posent des questions bizarres à des moments bizarres).

Pour lui répondre, il ne s’agit pas de renoncement. Je penche pour le lavage de cerveau. Sérieux hein? Moi par exemple, je suis un enfant du Renouveau. Né en 83 je n’ai connu qu’un président jusqu’à ce jour. Donc en réalité, les mots, alternance, démocratie, ne sont pour moi que des concepts théoriques plus ou moins vides.

Je me souviens même que tout petit je croyais que « Paul Biya » et « Président » étaient des synonymes. Je dois dire que nous avons été aidés en cela par la photo officielle du Roi accrochée dans toutes les administrations et même dans certains domiciles. Une vraie œuvre d’art, représentant un homme aux traits lisses, harmonieux. Une photo qui n’a pas changé trente ans plus tard… Version camerounaise et modifiée du portrait de Dorian Gray.

Ensuite il ya les chansons. J’en ai connu trois personnellement qui m’ont pour ainsi dire converti.

La première, je la chantais deux fois par an, le 11 février jour de la fête de la jeunesse et le 20 mai fête nationale, jours où nous devions défiler devant Monsieur le sous-préfet en Ray ban. Nos chaussures rougies par la poussière latéritique, frappaient le sol à la cadence d’un chant appris pendant les heures de classe :

Paul Biya (bis)

Notre président

Père de la Nation

Paul Biya toujours président (ou chaud gars, selon l’humeur de Mr le Directeur)

La deuxième chanson, tous les enfants du Renouveau la connaissent. C’est tout simplement celle qui a ouvert le journal radio de la CRTV durant de longues années et dont la version instrumentale figure encore comme générique de certains journaux de la mi-journée.

Paul biya nous te disons, nous camarades du RDPC

en avant pour la tâche de continuateur par la volonté de Dieu

et la confiance de la Nation, jamais jamais tu na failliras

Va de l’avant Paul biya (bis)

Le peuple camerounais te dit Paul Biya

Va de l’avant Paul Biya (bis)

Paul biya nous te disons, nous camarades du RDPC

Tu es l’homme de la confiance et l’homme de la justice

jamais, jamais tu ne failliras

Après pareil générique toute nouvelle semble digérable je vous jure.

La troisième chanson je l’ai apprise durant le comice de Maroua en 1988. Pendant le temps qu’a duré l’évènement, la CRTV nous a bassiné des jours entiers avec une chanson, qui curieusement n’avait rien à voir avec l’agriculture ou l’élevage. Je ne me souviens pas des paroles en fufuldé, mais je me souviens surtout du refrain, braillé par un vieillard édenté frappant sur une calbasse retournée:

Paul Biya Cameroun! (il prononçait Camarone)

louanges louanges louanges

Paul Biya Camarone!

Ça m’a dégouté à tout jamais de la musique du Septentrion…

Voilà comment sans le vouloir on devient un enfant du Renouveau. Comment on se met à croire à une chimère. Mais cela ne m’empêche pas d’être amer aujourd’hui. Amer quand je vois des camerounais entassés dans des taxis à Mvan. Des taxis exigus, non climatisés, collectifs. Des taxis dans lesquels le moindre pet a valeur de bombe atomique tant l’espace est confiné. Des taxis dans lesquels la majorité du peuple incapable d’acquérir une voiture ou de compter sur les rares bus, vient s’entasser. Un peuple transpirant de bon coeur, au milieu des bouchons de notre ville engorgée.

Mais ce qui semble ubuesque et à la limite incroyable, c’est de voir ces gens bloqués sur place, sous le soleil yaoundéen pendant des heures, parce que le Roi Lion a décidé d’aller jouer au songho dans son village. Des déplacements qui mobilisent la moitié des forces de police, bloquent l’axe principal de la ville et paralysent les déplacements. Je suis toujours en colère lorsque je vis ces scènes d’un autre âge. Construisez de larges avenues comme Kim Jong Il, empruntez des trains blindés comme Poutine cela aura au moins le don d’épargner aux gens une souffrance supplémentaire et motivée par un égoïsme incroyable. Car je le dis, voir des gens transpirer dans une voiture au motif que « les routes sont barrées parce que le président passe », ça c’est le vrai visage de la pauvreté. Et quoi qu’en pensent les courtisans et autre sale engeance qui veulent nous lobotomiser , le dénoncer, ne fait pas de moi un opposant ou un empêcheur de gouverner en paix. Je ne fais que mon devoir de citoyen.

Peace!

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Florian Ngimbis
Florian Ngimbis s’est fait remarquer en remportant le Prix du Jeune Ecrivain de langue Française 2008. Ses nouvelles ont été publiées dans plusieurs recueils et revues littéraires. Documentaliste diplômé de l’ESSTIC de Yaoundé, community manager et écrivain, il blogue à ses heures trop souvent perdues. Il vit à Yaoundé au Cameroun. Le blog Kamer Kongossa a été primé en 2012 lors des prestigieux Deutsche Welle Blogs Awards (The Bob’s) dans la catégorie « Meilleur Blog Francophone »
Florian Ngimbis

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46 réflexions sur “Comment je suis devenu un enfant du Renouveau

  1. « voir des gens transpirer dans une voiture au motif que « les routes sont barrées parce que le président passe », ça c’est le vrai visage de la pauvreté »

    Rien à redire.

    Peace mon frère

  2. Yo Florian,

    Chapeau pour cet article qu’on sent, plus que jamais, venir du fond de tes tripes!
    J’ai la chance de rentrer du boulot à pied, et n’ai donc pas eu encore l’occasion de constater de visu Yaoundé paralysée pour cause de déplacement présidentiel.
    En revanche, ton article m’a fait penser au fou rire que j’ai retenu à l’occasion d’un déplacement dans le Nord Ouest le week end dernier pour cause d’obsèques. Sur les murs du Congress Hall de Bamenda, où l’on rendait les hommages au défunt, trônait ce fameux portrait lissé que tu décris si bien et le contraste entre la photo si désuète, le visage absurdement jeune pour un président que l’on sait octagénaire, la date, 1982 et ce slogan, « Le Président du Renouveau » m’a soudain paru plus absurde que d’habitude et j’ai failli exploser de rire, malgré la gravité des circonstances….
    Il est temps de renouveller ce renouveau !!!!

  3. nonnnnnnnnn c’est officiel le tour ci je t’offre une castel quand tu veux
    non hier j’avais la rage graaaaaaaaaave mes souliers se sont usés mes pieds enflés à cause de la marche que j’ai du me faire pour aller à Mvan mon bus je l’ai pris à 19h je suis arrivé chez moi à dla 23H non à 00H
    tsuipppppppppppp ce pays quelle perte!!!!!!!!!!!!!

  4. « Des taxis dans lesquels le moindre pet à valeur de bombe atomique » rires, Florian, je peux t’assurer que j’ai subi cette bombe, et les vitres étaient bloquées, tu peux imaginer notre suffocation…
    c’est triste pour notre pays!!!

  5. Ah ouais
    A cela s’ajoute la fermeture de tous les petits et grandes commerces et les entreprises en bordures de routes où « Le créateur » va passer. Fermeture de l’espace aérien camerounais, Personne ne peut se rendre au Sud-Cameroun aussi parce c’est le mm axe qui va à Nsimalen. Aucun Ministre, SG, DG et tout les hauts responsables s’arrêtent de travailler parce qu’ils espèrent obtenir une audience au pavillon d’honneur. Bref la vie s’arrête à chaque fois que le Créateur vient en visite privée au Cameroun ou se Rend dans son village d’origine.

  6. Il y’a la 2ème chanson que j’aimais pas trop, bizarre, mais elle de donnait des frissons, et à sa lecture l’effet ne s’est pas estompé….
    Donc les rues ont encore été barrées?? hey Cameroun!!!!
    Bien façonné le billet…

  7. Pourquoi quand je lis tes trucs c’est toujours comme si c’est moi qui les racontais.
    Bon, à Douala, le Roi Lion coupe la route une fois tous les 7 ans (pour son désormais habituel meeting pour la présidentielle), donc on supporte.
    Mais avec le Mvan que je connais, avec ses éternels embouteillages et j’imagine cette route coupée pendant plus d’une heure parce que 1 individu passe?

    Comme je le dis toujours, nous avons nous même donné le fouet pour nous faire battre.

    Mais un jour tout ça va changer.

  8. Florian merci. Président-dieu, nous en avons. Culte de la personnalité, c’est une réalité chez nous. Tu te souviens de l’affiche faite récemment annonçant Yang Philémon avec la photo du chef de l’Etat. On dirait que les gars voient le président partout et il est érigé en un dieu. Chaque fois que je suis à Yaoundé et que le « président » passe dans ces rues et qu’il lève la main pour le saluer, je me demande « est ce lui qui est à l’intérieur »? Merci de relever ce problème à travers des chansons que nous tous, avons connues.

  9. On pensait aussi que « Jean-Paul II » et « pape » ne faisait qu’un. Pour moi, Jean-Paul II était « le pape », et c’était comme ça..

    Aujourd’hui, on s’habitue à Benoit XVI.

    Le président dieu actuel passera aussi, et son nom disparaîtra dans les abîmes de l’histoire, car de sa présidence, il y aura finalement très peu de souvenirs impérissables.

  10. Salut mon frère,
    Faut pas dramatiser les tacos hein ! Au moment ou je lis ton article, toujours aussi bien écrit, je suis dans le RER b, à Paris.
    La démocratie affichée dans ce pays ne change pas grand chose aux conditions de transport. Tous les matins et tous les soirs, des millions de gens sont entassés débouts pour faire environ 2h dans le silence lugubre le matin (tout le monde est fâché d’aller bosser, certains se prennent pour des Dg car ils ont de quoi s’acheter une Renault, mais ne la prennent pas à cause des embouteillages qui doublent la durée du trajet) et dans les odeurs de transpi le soir… Et, dans ce pays décadent, le matériel date des années 70 (quand la francafrique tournait à fond…) et le pannes dans les tunnels valent bien le temps perdu à boire une Castel en attendant le passage du roi 😉
    Donc moi je regrette le temps ou je bâchais le taxi à ndokoti en faisant parfois le congossa avec le driver…
    Peace too

    1. Très très bien vu !!! Il est fort vrai de rappeler que de manière générale, on circule tout de même mieux, et dans des meilleures conditions, à Yaoundé qu’a Paris…

        1. Tout à fait d’accord avec toi Flo;surtout avec l’avènement des mototaxi.
          Il y a quelque semaines, je me trouvait au marché de Ndokoti je crois et je voulais juste traverser la rue principale; il m’a fallu près d’une heure pour le faire.

    2. Bah oui Yaoundé ce n’est que 102 km2 de superficie pour une population de moins de 3 millions d’habitants. difficile de comparer avec le trafic de Paris qui avec ses agglomérations fait facilement ses dix millions d’habitants avec tous les déplacements que ça suppose. Empilé ou pas, archaïque ou non, la structure de transport parisienne a le mérite d’exister.
      Or à Yaoundé, ce qui m’inquiète c’est que la population croit à une vitesse folle et jusque là, personne n’a trouvé de solution au problème du transport urbain. Rien que le fait de prendre les taxis au bord de la route est source d’embouteillage, mais personne n’a jamais réfléchi à une méthode efficace.
      Crois moi des DG en Renault il yen a aussi plein par ici et la population de véhicules « personnels » a explosé. Mais nous on n’a pas de RER B, du coup on se tape les embouteillages qui deviennent des arrêts obligatoires pour peu que le Roi passe.

  11. Le pire dans la dernière ferméture de route pour moi, ce n’est pas tant d’avoir du me taper quelques kilomètres à pieds, c’est la raison stupide pour laquelle j’ai du le faire. figure toi que ça fait des mois que tout le monde se demande où est la première dame. bizarrement, alors qu’on avait jamais pu nous donner une explication, parce que oui, on nous en doit bien une, elle débarque d’on ne sait où et le pays s’arrête. on lui organise une cérémonie officielle pour lui dire à quel point le peuple est content qu’elle soit enfin de retour chez elle. les routes sont barrées, tous les ministres alignés en rang d’oignon pour lui faire allégeance et lui souhaiter la bienvenue. Pour une fois que je regarde la CRTV je tombe sur un journal télévisé, notre inutile 20h à nous qui lui est entièrement dédiée, et où nous est montré toutes nos mère en tenue du parti fort qui dansenr, soulèvent les kabas d’allégresse parce que « mama » est rentré. la mère de qui même? on ne sait pas. D’un peuple que son mari et elle méprisent, qui sèche au soleil des heures parce que madame a fait sa crise d’ado et rentre enfin après s’être faite prier? la mère de toutes ces mères qui sont recrutées pour l’acclamer, elle et son lion, qui sèchent au soleil et l’attendent toute une journée pour une malheureuse bière alors que leurs enfants chôment et n’ont rien à manger?
    Un jour ça changera. l’avantage que nous avons? le temps!

    1. Je d’accorosise Nina et content de te lire…je me souviens encore de ton post aux relans d’opposante il y a quelques mois! Cet article traduit bien ce que tu avais formulé brièvement ce jour là…
      Quant à toi Nguimbis quand tu tombes à court de castels tu sais où toquer…

    1. Bonjour. Certes Nguimbis est inspiré, il décrit la réalité. Notre quotidien empreint de souffrance, de stress, de pression et de dépression. Nous apprécions les dires de notre frère. Le malheur pour la majorité d’entre nous, c’est que nous nous accommodons de cet état de choses. Nous acceptons cette souffrance sans lever le petit doigt. Et le pire, c’est que, lorsque certains osent dénoncer, nous rions sous cape, déjà atteint de cette maladie à la couleur camerounaise « on va faire comment ». Nul ne nous demande de nous révolter. Il y a cette photo qui traîne dans les mûrs de notre administration, dans certains de nos domiciles, d’une autre époque, du temps de la jeunesse du Roi. Mais aujourd’hui, nul n’a le courage de l’ôter pour le remplacer du fait que le Roi a pris des rides, et qu’il convient d’épouser la réalité humaine. La nature nous impose une attitude, un comportement. Même, son Cabinet, se refusant de demander au prince de faire une nouvelle photo officielle, cautionne cette incurie. Depuis plus d’une décennie, certains lèvent les yeux au ciel en attente d’un miracle, d’autres posent le front au sol, le temps d’un plaidoyer avec la même attente.
      Oh peuple, tu pleures? Alors qu’il y a un RDV qui nous été donné dans 20 ans

  12. Je découvre à peine ce blog, et à chaque article je suis pliée de rire. Tu as un véritable talent de conteur.
    Quant au retour de notre « maman et papa » adorés (vu à la CRTV), je ne sais même plus quoi dire de ce culte perpétuel de la personnalité!! Comme quelqu’un l’a dit plus haut, ils sont les parents de qui??

  13. je te félicite pour ton exceptionnelle aptitude peindre par le satire le drame Camerounais. En Afrique, tout le monde est d’accord que  »quand on porte un chapeau sur la tête, on ne le montre plus du doigt »…enfin, tout le monde sauf notre roi  »Paul Biya Camaruuuh » (cf. notre vieillard édenté). En 82 je frappais à la porte du collège et dans la mouvance j’ai cru moi aussi. Mais aujourd’hui, vous savez tous ce que sont devenus les concepts de Rigueur, de Moralisation…d’Intégration Nationale. Le drame Camerounais est que le couple présidentiel aurait emprunté un hélico de Nsimalèn à Etoudi que des milliards de nos valeureux contribuables auraient pu ainsi être économisés pour recaser les sinistrés de la négligence et de l’imprévision du renouveau dans le grand nord. Mais comme il fallait s’assurer que tout le monde voit  »le chapeau »…Mon petit Florian, notre roi national a su jouer avec le temps pour battre le record de longévité au (ou plutôt de confiscation du) pouvoir de son prédécesseur. Maintenant, il fait des manoeuvres pour battre celui de son défunt voisin. Mais en même temps ce temps se moque de lui car il lui est compté, quoi qu’on dise. Il faut juste rester mobilisé car, comme dit l’adage,  »Si les gens se disputent un cadavre, occupe toi du cercueil ». En effet, au moment de la mise en bière, personne ne pourra diriger un cercueil qui ne lui appartient pas. à bon entendeur… Paul Biya Camaruuuh!

  14. « Paul Biya Cameroun! (il prononçait Camarone)

    louanges louanges louanges

    Paul Biya Camarone!

    Ça m’a dégouté à tout jamais de la musique du Septentrion… »

    Même de selle d’Isnebo et du Fada kwatal?

  15. personnellement, j’aime bien tes chroniques et le Cameroun est tel que tu le décris; cependant je n’en ai pas le même sentiment;
    je suis bel et bien un enfant de popol (née en 85) et ces chansons je les reconnais à peine parce que je n’en connaissais que l’air et du coup les paroles ne me disent rien!
    comparaison n’étant pas raison je n’en use pas souvent mais le cas échéant c’est avec des Africains, du coup quand je pense à Mobutu à Idi Amin Dada, à Kabila ou à Kadhafi pour ne citer que ceux là, je ne pense pas qu’on puisse sérieusement parler de culte de la personnalité au Cameroun! mais bon ce n’est pas le lieu des guerres d’idées!
    j’ai souffert comme tous les Yaoundéens de cette marche imposée du fait d’une sortie fantaisiste ou non du patron d’Etoudi mais j’ai appris que l’autorité s’exprime par l’abus! si on a une once de pouvoir et qu’on ne peut s’en servir c’est qu’elle n’est pas réelle, ça laisse à réfléchir!
    c’est comme la liberté qui doit s’exprimer pour être reconnue, la tienne se voit grâce à cet espace….
    humanisme, humanité et bienveillance mis à part je crois que cette marche à pied à Yaoundé fait déjà partie de nos habitudes au même titre que le détour du fait du deuil d’un « sombre » patriarche du village « Mvog…. » qui occupe la route, ou la liesse de l' »abélé » du mariage d’une de mes sœurs à « bona… », ou encore les marches et des coups de feu (effrayants pour les citadins comme moi) pour pleurer et célébrer les funérailles à « ba…am ».
    apprenons des erreurs de nos parents et espérons que dans 30 ans nous ne ferons pas les mêmes remarques concernant l’un des amoureux de cette page qui sera « arrivé » et donc sénile…
    je réitère: j’aime ton blog!
    PS: merci pour les paroles.

    1. Chère Raph. K. le culte de la personnalité du Roi, moi franchement je m’en tape. Il peut sortir des nuages lors de l’ouverture du JT à la Mobutu ou cultiver des extravagances à la Idi Amin, c’est son problème. Mais il ne doit pas me faire marcher autant. Non il ne doit pas. Comme je l’ai dit en ouverture « j’ai mal aux pieds », donc c’est lui qui a commencé 😀
      Merci de passer me rendre visite.

      1. tout le plaisir est pour moi! ces visites me sont tout à fait bénéfiques j’ai au moins ma dose de rire journalière!
        je suis profondément « Camerounaise » parceque passive et attentiste en plus je suis « Proud to be cameroonian » donc je ne vois que le bien! du coup étant donné qu’on est même pas encore passée par la « révolution » les Français ont eu la leur…. on a du chemin.
        assiya pour tes pieds! mais prépares toi parce qu’à mon avis dans moins d’un mois tu vas remettre ca!
        ton représentant en classe de première quand tu étais en Terminale au lycée de Ndikiniméki m’a dit que tu es brillant! heureuse de te connaître et je viendrais souvent!

      2. @Ralp K, Quelle Mauvaise foi vous faites madame! Je suis née et grandit a Ydé ! je ne suis toujours pas habitué a ces embouteillages princier! ma fille va au collège et en souffrer aussi, en 2022 son enfant devra aussi vivre cette expression du pouvoir selon vous? Il y’a tellement de chose surlesquelles nous attendons que ce pouvoir s’exprime: La création de route, d’emploi jeune, d’hopitaux , d’une assurance santé pour tous, la mise en place effectif des principes de la constitution…De quoi parlez vous meme?

  16. Les visites sont elles autorisées a Nkondengui? Si oui je passerai te voir. Lol. Non mais plus sérieusement, que veux tu faire de nos dirigeants? L’esprit est pauvre.

  17. Ça sent du La palisse…!Manque soudain d’inspiration, ou soudain regain de rébellion? Allez donc savoir.
    Et puis la musique du Septentrion,ne se résume pas qu’à ce dont tu fais allusion,hein

    1. Il n’ya pas de rebellion, mes billets sont des instantanés de ma vie quotidienne. Yen a qui préfèrent quand je parle de fesses, mais heureusement il y’en a d’autres, ce qui me prouve qu’il ya de l’espoir :p
      Qui a dit que la musique du Septentrion se résumait à ça? je l’aime pas. C’est mon droit non?
      Mes hommages à « La palisse ». Il a aussi écrit sur le Roi Lion?

  18. Et sa venue dans le Grand Nord ces jours-ci est pas mal non plus. Marché central de Maroua fermé depuis 2 jours. Une belle aubaine pour l’économie locale. Merci pour tes articles très intéressants. Juste une remarque cependant, si je puis me permettre. L’Extrême-Nord fait aussi partie du Cameroun ! Parlons-en, car la situation le mérite et le réclame. Sur la carte du Cameroun figurant sur ton site, on ne voit même pas cette région…et ça me gêne car j’aime cette Terre d’accueil, même si elle n’est pas la mienne et que je n’y suis que pour un temps donné. Merci ! Et j’attends avec impatience la suite de tes chroniques ! A bientôt !

  19. Bravoo beau frere! Je decouvre ce blog! et dire que nous pensions que la generation renouveau n’avait qu’une seule preoccupation. Vivre comme les star et les feyman. Moi j’appartiens a celle d’avant, celle chauve souris entre l’integration nationale et le renouveau. Chapeau pour tes chroniques. On veut ou pas ca conscientise…

  20. Florian,
    Je m’incline amicalement devant la pertinence de l’analyse!C’est criant de réalisme!
    Comme l’écrivaient certains »Le Cameroun C’est Le Cameroun »!!

  21. Paul Biya Camarone de quoi meme? On est en 2013 ce sera Paul Biya Camaroes! Et puis il ya cette chanson de l’ecole primaire que moi aussi enfant du renouveau ne en 1976 ne connais que trop bien et qui devrait etre remixe facon Ecole Petit Joss Douala:

    Paul Biya, Paul Biya (Melange de d’Alto et de Basse les « gouyous » de l’epoque)

    Paul Biya, Paul Biya (Melange de d’Alto et de Basse les « gouyous » de l’epoque)

    Notre président, Notre président (Alto, suivie de l’aigue i.e. les voix de celles/ceux qui on saute des classes)

    Père de la Nation

    Paul Biya toujours Chaud gars, chaud! chaud! chaud! chaud!

    A cette jeunesse du renouveau…..

    1. Paul Biya toujours Chaud gars, chaud! chaud! chaud! chaud!

      (La c’est la cacophonie generale)

      Mr. Ngimbis, vous comptez desormais un fan de plus je suis « a terre »….

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